L'Ecole de Guerre Economique a été créée en 1997, suite aux recommandations de la Commission Intelligence Economique et Stratégie des Entreprises, dirigée par Henri Martre au sein du Commissariat Général au Plan.
L'Ecole est fondée par l'un des rapporteurs de la Commission Martre , M. Christian Harbulot , anciennement directeur au sein l'Association de Diffusion de l'Information Technologique (ADITECH) du Ministère de la Recherche.
C'est en 1999 que l'Ecole de Guerre Economique rejoint le groupe ESLSCA, un établissement supérieur d'enseignement de la gestion situé à Paris. Le programme de formation de l'Ecole de Guerre Economique s'oriente dès lors autour de trois axes :
La compétitivité nationale : analyse comparée internationale des systèmes d'intelligence économique nationaux, analyse des stratégies de développement et de conquête commerciale internationales, collaboration avec des entreprises nationales (EADS, Alcatel, EDF, GDF, …) dans l'objectif de comprendre et analyser les sources de compétitivité des industries globales.
Matrices culturelles et culture de la compétitivité : analyse des composantes culturelles dans la compétitivité des entreprises et des Etats-Nations, analyses historiques sectorielles, analyse des transformations organisationnelles des larges entreprises et de leur pratique de l'intelligence économique.
Compétences informationnelles : Maîtrise des outils de recherche de l'information critique, transfert des savoir-faire issus du renseignement économique, théories et pratiques de la guerre informationnelle.
La combinaison de ces trois axes de recherche fait l'originalité de cette entité de recherche et de formation. Elle a été saluée dans un rapport au Congrès Américain en 2004, et présentée comme un exemple unique de combinaison de savoir-faire économiques, techniques et culturels dans le domaine de la guerre de l'information et l'intelligence économique, avant d'être comparée aux deux formations équivalentes aux Etats Unis, au sein de la Naval Post Graduate School (NPS) de Monterrey, CA, et la National Defense University (NDU) de Washington.
L'Ecole de Guerre Economique a créé en 2003 le Laboratoire de Recherche en Guerre Economique (LAREGE) afin de combler le retard français dans ce domaine. Il répond aujourd'hui à la poursuite d'un quadruple objectif :
Contribuer à la recherche sur les questions de stratégies informationnelles, problématique seulement émergente en Europe ;
Créer un espace réellement indépendant de réflexion et d'expertise sur les enjeux et les stratégies de gestion de l'information dans les débats géoéconomiques et sociétaux
Sensibiliser les principaux acteurs institutionnels et économiques, l'opinion publique à la réalité stratégique de l'information dans le nouveau contexte international ;
Renforcer la capacité d'enseignement et d'innovation de l'Ecole de Guerre Economique.
Le LAREGE privilégie des travaux longitudinaux qui seuls permettent de construire et/ou de tester des théories dynamiques afin d'expliciter des évolutions et des processus se déroulant dans le temps (modélisations, études de cas, ou études prospectives).
Les recherches sur la guerre économique et les antagonismes géoéconomiques contribueront dans le cadre d'une approche multidisciplinaire à examiner les modalités de développement et de mise en oeuvre de stratégies indirectes d'une part, et la dynamique des changements stratégiques et organisationnels née de ces manoeuvres d'autre part.
Il s'agit notamment de mettre en évidence les liens entre l'effectivité de mouvements informationnels offensifs et les résultats observables afin de contribuer à l'élaboration de grilles d'analyses inédites, de cadres théoriques et méthodologiques originaux. Parmi les thèmes prioritaires, figureront l'étude des problématiques suivantes : la gestion tactique et stratégique de la dialectique allié / adversaire, la conception d'un cadre d'introspection et d'action relatif au concept d'intérêt de puissance.
'atelier de recherche actuel du LAREGE de l'Ecole de Guerre Economique présente un cas exemplaire de pluridisciplinarité, en conjuguant des interventions de sociologues, historiens, économistes, chercheurs en sciences de gestion, hommes d'Etat et chefs d'entreprise. Ils sont construits selon une dialectique « théorie / épreuve des faits » où un chercheur discute avec un praticien des enjeux, découvertes, théorisations de l'intelligence économique. |