Source : Carte réalisée à partir de la carte des nouvelles routes de la soie, et de celle de la présence des mafias chinoises dans le monde de Antoine Vitkine
Une opération antimafia menée en août 2025 en Italie a exposé l’ancrage de réseaux criminels chinois dans la filière textile de Prato. L’enquête montre des liens étroits entre économie locale, flux financiers transnationaux et acteurs issus des triades. Ce cas illustre une dynamique plus large : l’intégration de structures criminelles dans les circuits d’influence liés à la Chine et, parfois, dans les priorités extérieures du Parti communiste chinois.
L’affaire de Prato, point d’entrée d’un phénomène global
Les entrepôts de Prato ont livré un signal clair. Les carabiniers italiens ont arrêté treize ressortissants chinois impliqués dans un réseau criminel actif dans vingt-cinq provinces. L’opération, documente des pratiques bien identifiées : ateliers clandestins, trafic de main-d’œuvre, contrefaçon textile et recyclage d’argent dans des entreprises locales. L’ensemble dessine une chaîne cohérente où production illégale et flux financiers circulent sans rupture entre la Toscane et la Chine.
À première vue, l’affaire ressemble à un dossier classique de criminalité transnationale. Les autorités italiennes en traitent régulièrement, notamment dans les secteurs du textile, de la restauration ou de la logistique. Mais le dossier de Prato se distingue par son ampleur, la diversité des activités impliquées et la capacité des groupes visés à structurer un segment entier de l’économie locale. Leur présence dans la filière textile n’est donc pas le simple résultat d’une migration économique, mais un élément d’une stratégie d’implantation patiente.
Des réseaux économiques qui dépassent le cadre local
Depuis plusieurs années, les services italiens constatent cette évolution. Les groupes identifiés ne se contentent plus d’opérer à la marge du marché. Ils investissent dans des entreprises de façade, achètent des entrepôts, contrôlent des chaînes de production et gèrent des flux logistiques entiers. Cette présence leur donne accès à des marges financières importantes. Elle leur permet aussi de stabiliser des circuits monétaires qui circulent directement entre l’Europe et la Chine, en s’appuyant sur des systèmes informels comme le fei qian, un mécanisme de transfert parallèle largement utilisé dans la diaspora.
Ces mouvements soutiennent, volontairement ou non, plusieurs priorités chinoises. D’abord, la sécurisation des approvisionnements : Prato reste un nœud logistique important pour les importations textiles. Ensuite, la structuration des communautés chinoises : les ateliers et entreprises contrôlés servent souvent de relais sociaux et économiques pour les nouveaux arrivants. Enfin, l’ancrage de positions économiques en Europe : la présence durable de ces réseaux dans des secteurs stratégiques réduit l’exposition aux fluctuations politiques et facilite la circulation des marchandises et des capitaux.
Une économie parallèle devenue infrastructure d’influence
Ces tendances s’inscrivent dans un contexte plus large. Prato concentre aujourd’hui la plus forte communauté chinoise d’Italie. La ville accueille plusieurs milliers d’entreprises liées, de près ou de loin, à la diaspora. Certaines sont formelles et parfaitement conformes au droit italien. D’autres opèrent en marge des régulations, souvent avec des taux de rotation élevés et des structures opaques. Dans cet environnement, les organisations criminelles disposent d’un terrain favorable : elles assurent des services logistiques, facilitent les transferts financiers et offrent une forme d’ordre parallèle dans des zones d’activité très concurrentielles.
La “guerre des cintres” qui perturbe Prato illustre cette réalité. Elle oppose plusieurs groupes pour le contrôle de la distribution de cintres en métal, indispensables à la logistique textile. Derrière un conflit en apparence mineur, les enquêteurs observent une lutte d’influence plus large pour le contrôle de la chaîne de production, de la facture au transport. Ce type de rivalité indique que les organisations impliquées ne cherchent pas seulement des gains immédiats, mais une position d’arbitre dans un bassin économique entier.
L’affaire de Prato confirme ainsi que la frontière entre criminalité locale et dynamiques transnationales devient plus difficile à tracer. À mesure que ces groupes s’implantent, ils structurent des pans entiers de l’économie migrante et réorganisent des flux commerciaux entre l’Italie et la Chine. Leur influence dépasse les seuls actes délictueux : elle touche la régulation du travail, la fixation des prix et la circulation de capitaux. Ce type de structuration peut créer des dépendances durables au sein des écosystèmes économiques locaux.
Ces éléments posent une question précise : comment un État-parti peut-il tirer parti de réseaux criminels transnationaux pour renforcer son influence externe, même sans lien hiérarchique direct ? Les travaux existants montrent que certaines organisations criminelles chinoises partagent des réseaux, des relais communautaires et des intérêts économiques avec des structures plus formelles liées au pouvoir chinois. Dans un environnement mondial où Pékin cherche à sécuriser ses flux, ses approvisionnements et ses diasporas, ces convergences peuvent devenir fonctionnelles.
C’est ce croisement entre économie parallèle, mobilisation communautaire et stratégie extérieure qui éclaire le rôle contemporain des triades dans la projection d’influence chinoise. Prato en offre une illustration concrète. L’affaire italienne sert ici de point d’entrée pour comprendre une dynamique plus vaste : la manière dont des réseaux criminels peuvent, par convergence d’intérêts, s’intégrer à une stratégie d’influence qui dépasse largement leur périmètre initial.
De la criminalité transnationale aux relais d’influence : le laboratoire sud-est asiatique
Les mécanismes repérés à Prato apparaissent aussi dans d’autres régions où la présence chinoise s’est renforcée. En Asie du Sud-Est, plusieurs affaires illustrent cette convergence entre réseaux criminels issus des triades, intérêts économiques chinois et discours patriotique favorable à Pékin. Ces phénomènes ne se limitent pas aux marges. Ils concernent des acteurs bien identifiés, dotés d’organisations structurées et présents dans des zones stratégiques pour la Chine.
Parmi ces figures, Wan Kuok Koi occupe une place centrale. Cet ancien chef du 14K, l’une des triades les plus influentes de Macao, préside depuis 2018 la World Hongmen History and Culture Association. L’organisation se présente comme culturelle et patriotique. Elle s’est développée au Cambodge, en Malaisie, aux Philippines et au Laos.
Les autorités américaines ont sanctionné Wan en 2020 pour son rôle dans des activités financières illicites liées au 14K. Dans plusieurs pays, Wan Kuok Koi s’est appuyé sur le Dongmei Group et sur le réseau Hongmen, sociétés secrètes chinoise historiques, aujourd’hui structurées en associations culturelles où gravitent aussi des acteurs criminels, pour investir dans des projets de zones spéciales. Le cas le plus documenté est celui du Saixigang Industrial Zone, rebaptisé Dongmei Park, une zone industrielle de 20 km² près de Myawaddy, en Birmanie, conçue pour accueillir des entreprises chinoises déplacées du Cambodge. D’autres enquêtes le montrent présent dans des espaces comme la Golden Triangle Special Economic Zone, au Laos ou dans des projets fonciers à Palau, toujours dans des lieux où les investissements chinois sont déjà massifs et où l’encadrement étatique reste limité.
La présence des triades s’observe aussi dans les zones de casinos et de jeux en ligne. Plusieurs enquêtes montrent que Wan Kuok Koi entretient des liens avec des entrepreneurs installés au Myanmar, notamment dans les régions de Myawaddy ou dans des zones administrées par des milices locales. Ses réseaux sont apparus dans des projets de casinos ou dans des opérations de cryptomonnaie. Dans ces mêmes régions, d’autres acteurs criminels chinois ont développé des complexes dédiés à la fraude en ligne. Ces installations emploient une main-d’œuvre captée par de fausses offres d’emploi et sont liées à des activités de blanchiment. Elles se trouvent à proximité de corridors économiques financés par la Chine, ce qui facilite les flux financiers et la mobilité des intermédiaires.
Le Cambodge offre un autre exemple de cette superposition entre criminalité et investissements chinois. À Sihanoukville, ville devenue un pôle central de capitaux venus du continent, des organisations criminelles liées aux triades ont contrôlé des casinos, des entreprises de transport et des entrepôts. Elles ont utilisé ces infrastructures pour des activités d’extorsion, d’exploitation et de fraude. Les zones concernées sont proches de la zone économique spéciale sino-cambodgienne, un projet phare des Nouvelles routes de la soie. Ce voisinage n’implique pas une coopération directe avec Pékin. Mais il permet aux groupes criminels d’opérer dans un environnement où les autorités locales disposent de moyens limités et où les capitaux chinois occupent une place dominante.
Diaspora, patriotisme et Front uni : un continuum d’influence
Ces observations rejoignent les analyses d’Emmanuel Dubois de Prisque. Il décrit certaines triades comme des structures insérées dans la société chinoise, capables de négocier avec les autorités tout en conservant leurs activités illicites. Leur rôle dépasse la criminalité classique. Elles assurent des fonctions de médiation, de protection et de régulation dans des milieux où l’État ne souhaite pas intervenir directement. Cette position leur donne une influence durable, notamment dans les zones industrielles ou commerciales fréquentées par la diaspora.
L’historien Emmanuel Jourda replace cette influence dans le temps long. Il montre que le Parti communiste chinois a établi des contacts avec des chefs de triade à la fin des années 1980 et au début des années 1990, au moment des négociations pour les rétrocessions de Hongkong et de Macao. Le but était d’éviter des perturbations ou des violences. Plusieurs chefs de triade ont alors été associés aux discussions locales ou à des événements officiels. Cette intégration répondait à une logique simple : stabiliser des environnements sociaux complexes en coopérant avec des acteurs influents, même s’ils étaient impliqués dans des activités illégales.
Les années suivantes voient une réorientation de certaines branches des sociétés Hongmen. Elles adoptent un discours patriotique, reprenant les thèmes mis en avant par les organisations liées au Front uni, organe du PCC chargé de mobiliser les relais pro-Pékin à l'étranger. En Malaisie, aux Philippines et au Cambodge, des branches Hongmen ont participé à des conférences publiques en faveur de l’unité chinoise. Elles ont relayé des campagnes sur la question taïwanaise et financé des événements destinés à promouvoir la “réunification”. Elles ont également mis à disposition des infrastructures pour des rencontres entre représentants chinois et entrepreneurs locaux. Dans certaines de ces structures, des figures liées aux triades côtoient d’anciens responsables politiques ou des acteurs du monde des affaires.
Les travaux de Martin Purbrick complètent ce tableau. Ils montrent que plusieurs organisations Hongmen fonctionnent comme des espaces hybrides. Elles associent identité historique, discours patriotique et participation à des événements liés aux investissements chinois. Ces associations servent d’intermédiaires entre la diaspora, les entreprises chinoises et les autorités locales. Elles facilitent l’accès à des marchés ou à des zones industrielles, en particulier dans les pays engagés dans les Nouvelles routes de la soie. Elles opèrent dans des secteurs où les triades disposent déjà de réseaux : transport, logistique, jeu, import-export.
Ces pratiques correspondent aux méthodes décrites par le centre européen Hybrid CoE. Celui-ci analyse l’usage d’acteurs non étatiques dans les stratégies d’influence contemporaines. Dans le cas chinois, ce mécanisme repose sur une logique de convergence. Le Parti n’a pas besoin de donner des instructions explicites. Il laisse prospérer des groupes qui ne menacent pas la stabilité intérieure et qui contribuent indirectement à ses priorités extérieures. Cela inclut la protection des communautés chinoises, le contrôle des flux économiques ou l’ancrage d’entreprises dans des zones stratégiques.
Ces éléments éclairent sous un autre angle la situation présente en Europe. Les groupes actifs à Prato ne sont pas directement liés aux réseaux Hongmen observés en Asie du Sud-Est. Mais ils opèrent dans un cadre comparable : implantation dans des secteurs dominés par la diaspora, contrôle de segments logistiques clés, capacité à fonctionner dans des espaces où les régulations sont limitées. Cette configuration explique pourquoi certains réseaux criminels chinois peuvent devenir des acteurs indirects de l’influence chinoise à l’étranger. Ils interviennent dans des contextes où l’État chinois ne souhaite pas se montrer, mais où sa présence économique et politique progresse.
Des Hongmen, la Chine et le pouvoir : une histoire imbriquée
Les cas étudiés en Asie du Sud-Est montrent des convergences fortes. Mais ils restent fragmentés si on ne les replace pas dans une histoire plus ancienne. L’histoire des Hongmen et celle de l’État chinois ne se croisent pas : elles s’enchevêtrent.
Dès leur naissance au XVIIIᵉ siècle, dans les provinces du Sud, les sociétés Tiandihui ne sont pas des marges anarchiques ; elles sont un produit de l’ordre impérial autant qu’une réponse à ses failles. Conçues à l’origine comme confréries mutuelles dans un espace marqué par les migrations, les razzias, les catastrophes naturelles et la faiblesse administrative, elles basculent rapidement dans la clandestinité lorsque l’État mandchou les interdit. À partir de ce moment, leur trajectoire s’inscrit dans une double dynamique : opposition politique et gestion sociale. Les Hongmen recueillent les exclus, arbitrent les conflits locaux, organisent des circuits économiques parallèles. Ils remplissent des fonctions que l’État impérial ne parvient pas à assumer partout.
Cette ambivalence nourrit une première relation organique avec le pouvoir. Pendant plus d’un siècle, les autorités tentent de réprimer ces réseaux, tout en s’appuyant ponctuellement sur certaines de leurs branches pour contenir des troubles ou stabiliser des régions frontalières. Les Tiandihui sont illégales, mais indispensables. Elles vivent contre l’État autant qu’avec lui. C’est cette tension structurelle, affrontement, puis accommodement, qui explique leur longévité. C’est aussi ce qui permettra leur résurgence politique à la fin du XIXᵉ siècle.
Du patriotisme révolutionnaire à la diaspora mondiale
Lorsque l’Empire s’effondre, la frontière entre société secrète et mouvement révolutionnaire s’efface. Plusieurs loges Hongmen soutiennent Sun Yat-sen ; certaines financent le mouvement républicain ou l’hébergent dans la diaspora. Le Kuomintang en instrumente d’autres pour structurer un appareil militant et sécuritaire parallèle. Là encore, les Hongmen ne se contentent pas d’accompagner l’histoire chinoise : ils en épousent les secousses. Leurs réseaux s’étendent avec la révolution, se fragmentent avec les guerres, se recomposent sous les régimes successifs. C’est dans cette période, entre 1890 et 1930, que se fixent trois caractéristiques essentielles qui perdureront jusqu’au XXIᵉ siècle : une dimension politique explicite, une présence internationale durable et un rapport fluctuant mais constant aux pouvoirs chinois.
L’arrivée du Parti communiste en 1949 ne rompt pas complètement ce lien, elle le reconfigure. En Chine continentale, les sociétés secrètes sont officiellement abolies. Mais dans les ports du Sud, Hongkong, Macao, Canton, puis l’Asie du Sud-Est, les réseaux héritiers des Hongmen continuent d’assurer des formes de régulation sociale. Ils arbitrent des litiges, organisent la migration, gèrent des flux économiques informels. Le pouvoir communiste les surveille, les infiltre, ou négocie avec certains d’entre eux selon les besoins. Cette interaction n’est jamais formulée dans les textes officiels ; elle se lit dans les pratiques. Dans les années 1950 et 1960, des dirigeants locaux mobilisent des figures issues des Hongmen pour maintenir l’ordre dans certains districts du Guangdong. Les archives disponibles montrent que ces arrangements étaient tolérés tant qu’ils ne menaçaient pas la sécurité politique.
C’est cette longue histoire d’accommodements successifs, de conflits puis de réintégrations tacites, qui explique la plasticité actuelle des réseaux liés aux Hongmen. Contrairement à la mafia sicilienne qui s’est construite dans une relation de proximité avec l’État : là où le contrôle étatique était insuffisant, elle offrait protection, arbitrage et accès aux marchés publics, se reliant à des élus, à des fonctionnaires ou à des entrepreneurs. Les Hongmen ont grandi dans un contexte où l’État lui-même était fragmenté, en mobilité permanente. La société secrète devient alors un prolongement de l’autorité lorsque celle-ci manque de leviers. Un substitut informel, parfois criminel, mais rarement dissocié de l’imaginaire politique chinois. Même les branches devenues mafieuses conservent un vernis de légitimité, hérité de leur origine « patriote ».
Ce vernis ne suffit pas à effacer la criminalité, mais il facilite les situations d’interface : les Hongmen peuvent négocier avec l’État, représenter des communautés expatriées, ou servir de relais pour des notables, tout en poursuivant des activités illégales.
Des logiques anciennes dans les géographies nouvelles de la Belt and Road Initiative
Cette continuité historique a un effet direct sur l’espace contemporain des routes de la soie. Les réseaux qui se déploient aujourd’hui dans les hubs économiques chinois, ports, zones franches, corridors logistiques, prolongent des logiques anciennes : contrôle des mobilités, gestion d’une diaspora éclatée, articulation entre économie formelle et informelle. On retrouve des associations Hongmen dans des ports du Sud-Est asiatique, dans des enclaves commerciales d’Asie centrale, ou dans des communautés marchandes chinoises du golfe Persique. Dans certains cas, leur rôle se limite à l’entraide ou au commerce ; dans d’autres, ces structures s’articulent avec des activités criminelles. Cette dispersion n’est pas aléatoire : elle épouse la géographie de la présence chinoise à l’étranger, laquelle épouse elle-même les grandes orientations stratégiques de Pékin.
L’analogie avec la corrélation entre l’intégration à l’OTAN et celle à l’UE aide à penser cette temporalité : ce n’est pas l’OTAN qui provoque l’intégration européenne, mais l’élargissement de l’alliance militaire sert de prédicat, un marqueur d’intégration préalable. De même, la présence de sociabilités Hongmen le long des axes où s’étendent les investissements chinois n’implique pas une stratégie concertée. Mais elle signale une profondeur sociopolitique : une diaspora structurée, une économie informelle robuste, des circuits d’autorité alternatifs capables de dialoguer avec les autorités chinoises. L’État chinois n’a pas créé ces réseaux, il sait les utiliser lorsque cela ne contredit pas ses objectifs. Il les laisse évoluer dans les zones où son contrôle direct est difficile.
Cette lecture ne prétend pas résoudre l’ensemble du problème. Elle ouvre une réflexion plus large : dans un monde où les États s’appuient de plus en plus sur des acteurs privés pour projeter leur influence, les sociétés secrètes chinoises constituent un cas limite. Elles ne sont ni un instrument officiel ni un acteur totalement indépendant. Elles se situent dans une zone d’ambiguïté où s’articulent histoire longue, intérêts économiques, patriotisme diffus et criminalité transnationale. Cet entrelacement est précisément ce qui rend leur étude essentielle pour comprendre les marges de la puissance chinoise contemporaine.
Corentin Louchart
MBA Stratégie et Intelligence Économique SIE29 de l’Ecole de Guerre Economique
Sources complémentaires
https://crimhalt.org/triades-chinoises-etat-des-lieux-dune-mafia-bien-installee-en-france/
